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Moisson 2024 : l'Ouest très touché, «encore pire que 2016» à la Cavac (85)

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«C’est la cata, encore pire que 2016». Christophe Vinet, directeur des productions végétales pour la Cavac ne mâche pas ses mots. Alors que 50% des hectares de blé tendre n’ont pas pu être semés, les premiers tours de moissonneuses livrent un bilan très décevant. «Les rendements sont attendus en baisse de 30 à 50%, confirme-t-il. Les argilo-calcaires s’en sortent un peu mieux mais dès que nous sommes dans des terres limoneuses, un peu argileuses ou sensibles à l’hydromorphie, les quintaux ne sont pas au rendez-vous. Le bilan est le même pour les colzas et les orges qui, eux, sont désormais tous récoltés. Nous espérons que le bilan des blés et orges semés au printemps sera un peu meilleur.» Alors que la moisson des blés durs n’a pas encore commencé, du fait d’implantations exceptionnellement tardives à cause des pluies quasi incessantes, les chantiers pour les blés tendres affichent déjà au moins 15 jours de retard. Du côté de la qualité aussi, l’inquiétude est palpable. «Les premiers PS mesurés sont faibles, tout comme les taux de protéines. En revanche, malgré la présence de fusariose, nous n’avons pas encore repéré de mycotoxines.» Certaine de ne pas pouvoir honorer tous ses engagements, la coopérative vendéenne avait, dès le mois de décembre, anticipé auprès de ses clients. «Nous avons reporté le double du volume de blé pour cette année, histoire d’équilibrer les tonnages sur deux ans», confie Christophe Vinet.