Dans un courrier adressé le 26 septembre à la nouvelle ministre de l'Agriculture, le député Julien Dive, chef de file Les Républicains (LR) à l'Assemblée sur les questions agricoles, soumet un «plan d'actions» pour les semaines à venir. Proche des demandes de la FNSEA, le plan débute par une réponse rapide aux crises sanitaires et aux médiocres moissons et vendanges par la mise en place d'un prêt garanti par l'État (PGE) pour les exploitants «en grande difficulté», le versement des avances d'aides Pac à hauteur de 70% – déjà annoncé par Marc Fesneau –, l'activation de la réserve de crise européenne et la prise en charge des vaccins contre la FCO-8. La deuxième partie de son plan concerne la LOA, que la nouvelle ministre a dit vouloir «mener à terme», sans précision sur la méthode. À ce titre, le député LR s'oppose à une reprise du texte tel qu'adopté à l'Assemblée et «invite à la plus grande vigilance quant aux tentatives d'élargissement du champ d’application du texte lors de son examen au Sénat». Selon lui, «de telles modifications pourraient exposer la loi à une censure partielle du Conseil constitutionnel, ce qui serait perçu comme une défaite symbolique et concrète par le monde agricole». Comme évoqué le 9 septembre, M. Dive invite plutôt la ministre à préparer un nouveau projet de loi plus large, incluant des éléments de la LOA et d'autres, comme la réforme de la séparation vente-conseil. Une stratégie qui s'oppose à celle du sénateur LR Laurent Duplomb, qui appelait, le 11 septembre, à reprendre l'examen de la LOA, après avoir adopté au préalable une proposition de loi dédiée aux «entraves», qu'il prévoit d'écrire d'ici octobre-novembre, incluant les questions phytosanitaires.
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