La présidence belge du Conseil de l’UE va tenter une dernière fois, le 26 juin, à l’occasion de la réunion des ambassadeurs de l’UE, de finaliser une approche générale des Vingt-sept sur la proposition de règlement relative aux nouvelles techniques de sélection génomique (NBT). Pour convaincre les plus réticents (la Pologne notamment), la Belgique propose notamment d’interdire la brevetabilité des plantes NBT de catégorie 1 (c'est-à-dire celles qui peuvent être considérées comme équivalentes à des semences conventionnelles). L'eurodéputé socialiste Christophe Clergeau, négociateur de son parti sur ce dossier, salue dans un communiqué du 24 juin cette avancée qui constitue «un pas vers le Parlement», tout en déplorant qu'il soit proposé dans le même temps «d’autoriser des essais de plein champ sans vérification préalable de l’absence de brevet». Et il dénonce une tentative de «passage en force», alors qu'un avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a été réclamé par le Parlement européen.
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