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NBT: toujours des divisions entre les Vingt-sept, notamment sur la bio et l'étiquetage

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La présidence espagnole du conseil de l’UE continue de pousser pour parvenir à un accord entre les États membres sur les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT) au mois de décembre. Mais ceux-ci restent divisés sur le sujet comme l'ont montré les débats des ministres de l'Agriculture des Vingt-sept le 20 novembre à Bruxelles. Pour les plus réticents à la proposition de la Commission européenne (Croatie, Slovénie, Hongrie, Pologne, Bulgarie et même dans une certaine mesure l’Allemagne), mieux vaut préférer la qualité des discussions à la rapidité. Ces pays estiment que les points les plus sensibles du dossier ne sont pas réglés: possibilité (ou non) d’utiliser les NBT en agriculture bio, étiquetage pour les consommateurs, possibilité d’interdire leur culture sur tout ou partie d’un territoire. Au contraire, la France, les Pays-Bas, le Danemark, le Portugal, la Suède ou l’Irlande veulent avancer rapidement. Ils s’opposent à toute possibilité d’interdire au niveau national la culture de variétés NBT autorisées dans l’UE. Pour le ministre français Marc Fesneau, l’agriculture bio ne devrait pas non plus s’interdire le recours aux NBT de catégorie 1 (équivalents à des plantes conventionnelles). Au Parlement européen aussi les discussions sont intenses sur ce dossier. L’objectif est d’adopter une position en janvier en vue d’entamer dans la foulée des discussions en trilogue avec les États membres et espérer conclure avant les élections européennes de juin 2024.