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Négociations commerciales: critiqué, Mondelez assume demander des hausses de prix

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Le géant américain des biscuits et chocolats Mondelez a assumé le 10 janvier demander des «augmentations de prix en France» en raison de charges toujours élevées, plusieurs distributeurs lui reprochant des hausses excessives. L'entreprise qui commercialise les marques LU, Milka, Belin et Côte d'Or, met en avant la flambée du prix du cacao notamment, et dit faire face à des coûts de production toujours élevés (énergie, emballage, transports), dans un communiqué transmis à l'AFP. Elle assume en conséquence devoir «procéder à des augmentations de prix en France soigneusement étudiées». Mondelez plaide n'avoir «pas répercuté toutes les augmentations de coûts subies» sur les prix négociés avec les distributeurs depuis 2022, ce qui «impacte significativement (sa) profitabilité en France». Trois distributeurs avaient auparavant assuré sous couvert d'anonymat à l'AFP que l'industriel avait demandé à être payé beaucoup plus cher que l'année précédente pour ses biscuits et ses chocolats notamment. «Il y a des frictions avec Mondelez depuis un petit moment déjà, mais ils se distinguent particulièrement avec des demandes hors normes par rapport à leurs concurrents et confrères» a expliqué à l'AFP l'un des distributeurs. Un autre a évoqué une hausse du tarif, point de départ de la négociation, de 24% par rapport à l'année précédente. Le troisième a confirmé des demandes en très forte hausse, tout en observant qu'il y avait effectivement «un sujet» pour «les fournisseurs qui utilisent beaucoup de cacao et de café».