Dans un communiqué commun du 11 mai, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA) alertent une nouvelle fois sur «l'urgence de conclure rapidement les négociations commerciales» et fixent «une date butoir non négociable» avant la fin du mois de mai. «Il n'est pas admissible – alors que les distributeurs se sont engagés à travers une charte initiée par les pouvoirs publics (signée le 31 mars, NDLR) – que les enseignes continuent de gagner du temps pour ne pas boucler les négociations », estiment les syndicats. D’après le communiqué, des distributeurs dénonceraient des «chantages à la livraison» de la part de fournisseurs. Dans une interview accordée à nos confrères des Marchés (article payant), le président de l’Ania (industries alimentaires) Jean-Philippe André réfute tout «effet d’aubaine ou de spéculation de la part des entreprises». Il affirme que «80% des sociétés ont fait des demandes de réouverture de négociation, mais cela ne va pas assez vite». «C’est anxiogène et anti-économique», ajoute-t-il. Le contexte ne doit pas faire perdre de vue les principes d’Egalim 2, rappellent la FNSEA et les JA: sécurisation du coût de la matière première agricole, construction de l’amont vers l’aval et prise en compte des indicateurs.
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