Dans le cadre de la mission parlementaire montée par le gouvernement sur les négociations commerciales, le médiateur des relations commerciales agricoles, Thierry Dahan, recommande de rendre «Egalim plus simple et plus directif» dans une interview accordée au magazine LSA (article payant), mise en ligne le 14 mars. Le médiateur plaide notamment pour ne garder qu’une seule option de transparence sur la part du coût de la matière première agricole (MPA) dans le tarif proposé par le fournisseur. L’option 1, qui présente le détail de chaque MPA, «n’est pas utilisée» et l’option 3, qui laisse la charge de la certification à un tiers de confiance, «est illisible pour l’acheteur», constate Thierry Dahan. La nouvelle option unique serait «à mi-chemin entre la 2 et la 3», explique-t-il. L'option 2 présente la part agrégée de la MPA. «Les clauses de révision automatique, qui fonctionnent mal aujourd’hui, surtout en option 3, seraient à la main des industriels, annexées à leurs conditions générales de vente et, en échange, ces derniers abandonneraient l’option 3», imagine Thierry Dahan. Le médiateur n’est pas favorable à «des prix garantis pour tout le monde», ce qui «ruinerait», selon lui, «la compétitivité de l’agriculture française». «La contractualisation reste l’outil à privilégier», affirme-t-il.
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