Alors que les négociations commerciales se poursuivent dans un contexte tendu, Michel-Edouard Leclerc a assuré que son groupe fera «passer les hausses nécessaires» sur les prix alimentaires sans toutefois quitter sa posture de «défenseur» du pouvoir d’achat, lors d’une audition devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée, le 19 janvier. «Nous allons vers une inflation de 4% que nos consommateurs ne pourront pas absorber», a déclaré le président du comité stratégique des centres E.Leclerc qui refuse un «mur de hausse des prix». Il explique que, dans les tarifs envoyés par les industriels, «25% du chiffre d’affaires» du groupe est concerné «par une hausse moyenne de 6%». Il affirme vouloir «sculpter tout ça avec discernement» et demande de la «transparence» de la part des industriels. Selon lui, 90% des fournisseurs des magasins Leclerc ont opté pour le recours à un tiers de confiance afin de «certifier au terme de la négociation» (article L441-1-1 du code du commerce) que celle-ci n’a pas porté sur la part du coût de la matière première agricole, comme le prévoit la loi Egalim 2. Les deux autres options étant de présenter le prix unitaire ou prix total des matières premières dans les CGV (conditions générales de vente). «Ils n’ont pas choisi la transparence», en conclut M.Leclerc.
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