Alors que les négociations commerciales entre les industriels et les distributeurs doivent se terminer le 1er mars, «on n'a que 10% de signatures» d'accords, car «ça se passe mal», a regretté le 27 février Nicolas Facon, patron de l'Ilec (grandes marques de l'agroalimentaire). «Ce qui coince, c'est la distribution qui demande des baisses de prix de manière complètement inconsidérée par rapport à la réalité économique des entreprises. Les entreprises ont un peu d'inflation sur leur coût de production et aujourd'hui, on fait face à des distributeurs qui demandent des baisses, des baisses, des baisses, des baisses...», a-t-il lancé sur RMC. «Aujourd'hui, il y a un refus total à plus de 70%» des demandes des industriels, «même là où vous avez des hausses sur des matières premières comme le lait, comme la volaille, comme les légumes, où vous avez des hausses de prix payées aux agriculteurs», a plaidé le président de l'Ilec. Mardi 25, c'était l’Ania (industriels) qui demandait aux distributeurs de «commencer à appliquer la loi Egalim dans les négociations» et de «stopper son contournement via l'utilisation [des] centrales d'achat internationales». Sur LinkedIn, la FCD (distributeurs) avait assuré en retour que les «distributeurs respectent la sanctuarisation de la matière première agricole, comme l'exige la loi Egalim».
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