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Néonicotinoïdes: un système assurantiel à l'étude pour les betteraviers (ITB)

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Alors que les dérogations à l’interdiction des néonicotinoïdes expireront en juillet 2023, le Plan national de recherche et innovation (PNRI) devra proposer «un dispositif économique garantissant la marge brute des planteurs», souligne Alexandre Quillet, le président de l'Institut technique de la betterave (ITB). Car, malgré les 20 millions d’euros investis par les acteurs publics et privés pour les trois ans de recherche, aucune «solution miracle» n’a encore été identifiée, reconnaissent les experts de l’ITB. Comme le souligne Fabienne Maupas, directrice scientifique de l’institut, «les alternatives reposeront sur des combinaisons complexes» mélangeant variétés résistantes, cultures associées, biocontrôle et infrastructures agroécologiques. Or ces itinéraires sont encore en cours d'élaboration, et les premières variétés qui seront disponibles «auront des rendements 15 à 20% inférieures aux variétés élite», prévient Fabienne Maupas. Pourtant, «il ne reste que 400 jours avant que les agriculteurs ne prennent leurs décisions pour la campagne 2023», observe Alexandre Quillet. Un «système assurantiel de transition» pourrait alors, selon l’ITB, faciliter l’appropriation des nouvelles techniques, en couvrant les pertes de marge associées, pour maintenir les surfaces plantées. Porté au sein du PNRI par l’ARTB et Agrocampus, le projet Grecos se penche actuellement sur les contours d’un tel mécanisme et sur les moyens de l’insérer dans la Pac post-2023.