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Néonicotinoïdes: une dizaine de députés du centre veulent réautoriser acétamipride et flupyradifurone

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Ce n'est pas la première initiative de ce type, mais ce sont cette fois-ci une dizaine de députés d'Horizons, Modem, Renaissance et Les Républicains qui ont déposé, le 17 octobre, une proposition de loi (PPL) visant à réautoriser les néonicotinoïdes «si leur usage est autorisé par la réglementation de l’Union européenne». Le texte vise précisément l'acétamipride, toujours autorisé en Allemagne, Pologne, Estonie, Croatie et Italie, et la flupyradifurone, toujours utilisée en Autriche, République Tchèque, Hongrie, Slovaquie, Roumanie et Finlande, listent les députés. Les néonicotinoïdes avaient été interdits en France à partir de 2018 par la loi Biodiversité de 2016. Dans le cas de la betterave, plusieurs néonicotinoïdes avaient été réautorisés en France par une loi dédiée, sous l'impulsion de Julien Denormandie, avant que leur interdiction ne soit rendue définitive par la Cour européenne de justice (CJUE). La réautorisation de l'acétamipride fait partie des demandes communes du député LR Julien Dive et du sénateur LR Laurent Duplomb; ce dernier demande que cette mesure soit inscrite dans une loi qui serait préalable à la LOA, et qui inclurait également la suppression de la séparation de la vente et du conseil des pesticides. Dans un avis publié le 15 mai, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait identifié, sur la base de nouvelles données transmises par la France, «des incertitudes majeures» concernant les propriétés de neurotoxicité pour le développement de l'acétamipride. Les limites maximales de résidus ont été depuis revues depuis à la baisse pour cette molécule.