Dans une étude prospective à l’horizon 2050 publiée ce 30 novembre, l’Ademe souligne que seuls deux scénarios sur les quatre étudiés permettent de diviser par deux en trente ans les émissions agricoles, comme prévu par la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Dans le premier scénario, nommé Génération frugale, «l’évolution du secteur agricole est pilotée par l’évolution de la consommation», avec une réduction «marquée» de la consommation de viande. Au total, l’effectif de bovins viande diminuerait de 85% et celui de porcs charcutiers de 65%, quand celui de volailles de chair réduirait de 30%. La fertilisation, prévoit l’Ademe, serait également en baisse de 40%, avec des rendements réduits de 25%. Le second scénario, nommé Coopérations territoriales, ajoute aux changements de consommation «une diversification accrue», avec plus de complémentarités entre élevage et cultures, et un fort développement du maraîchage et de l’arboriculture. Une trajectoire dans laquelle les effectifs de bovins viande, de porc et de volaille diminueraient respectivement de 60%, 53% et 20%. Malgré une fertilisation en baisse de 40 %, les modèles montrent dans ce cas le niveau de surface agricole utile (SAU) «le plus élevé parmi les quatre scénarios», à hauteur de 27,7 Mha.
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