Dans une lettre de 138 pages adressée à la Commission européenne le 21 février, puis rendue publique le 16 mars, treize organisations françaises réclament le retrait de la proposition de règlement européen sur les NGT (nouvelles techniques génomiques). Parmi elles, signalons la Fnab (producteurs bio), Synabio (fabricants bio), France nature environnement ou encore Générations futures. Les associations précisent s'être appuyées sur les informations de nombreux experts afin d'élaborer leur liste d'arguments à l'encontre de ces techniques. Par exemple, elles dénoncent des « défaillances scientifiques », conduisant selon elles à sous-estimer les risques environnementaux et sanitaires liés au NGT. Elles remettent par ailleurs en question leur durabilité, ainsi que les effets potentiellement néfastes pour la filière bio. Un chapitre de la lettre est également consacré aux brevets. Les associations reprennent un argument de certains semenciers et professionnels du secteur – à savoir un risque de surcoût, via la hausse des prix des semences –, ainsi que la potentielle multiplication de « poursuites abusives pour contrefaçon de brevet » (lire notre enquête). Ces coûts se répercuteront par ricochet sur les consommateurs finaux, et engendreront une concentration des semenciers, comme cela a été observé aux États-Unis, craignent les ONG.
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