Dans le bilan annuel publié le 26 novembre, l’agence de l’eau Seine-Normandie note une amélioration générale de ses eaux souterraines, avec près de 25 stations supplémentaires en «bon état» sur les 512 étudiées. Cependant, «les dégradations liées aux nitrates sont en hausse», alerte Christophe Poupart, directeur de la connaissance au sein de l’agence lors d’une conférence de presse, alors qu'environ 90 stations sur le bassin de l’agence ont été déclassées en 2021 pour ce paramètre. La période récente a d’ailleurs vu, rappelle M Poupart, «une aggravation des épisodes d’échouages d’algues, comme à Courseulles-sur-mer (14)». Car la plupart des nouveaux sites dégradés, selon M Poupart, «se trouve principalement dans les zones de retournement de prairies, et notamment en Normandie». Pour espérer améliorer la qualité, l’agence mise sur les aides au développement du bio ou de filière à bas intrants, ainsi que sur «la règlementation ou même le levier fiscal, qui peuvent être des outils de politiques publiques», appuie Sandrine Rocard, directrice générale de l’agence. Autre espoir : les paiements pour services environnementaux, dont l’expérimentation a été lancée en 2019. Et côté surveillance, glisse Christophe Poupart, «des observatoires des reliquats azotés pourraient être développés dans les départements», afin d’accompagner les prochains plans nitrate régionaux à paraitre.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…