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Nouveau Premier ministre: les ONG environnementales réclament «un changement de cap»

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La nomination de Michel Barnier comme Premier ministre, le 5 septembre, devra être l'occasion de replacer «l'écologie au cœur de l'action gouvernementale» et de rouvrir des «dossiers urgents» comme le plan d'adaptation au changement climatique ou la stratégie bas carbone, selon des ONG environnementales. L'arrivée à Matignon de Michel Barnier, ministre de l'Environnement de 1993 à 1995, «doit tourner la page des errements du gouvernement Attal, marqué par un affaiblissement des engagements en matière d'environnement», a réagi Générations Futures dans un communiqué, appelant à un «changement de cap». Greenpeace salue chez M. Barnier «un intérêt sincère (...) pour les problématiques environnementales et un bilan concret sur ces sujets (loi Barnier inscrivant le principe du pollueur/payeur dans la loi, (...) mise en place du fonds d'aides aux collectivités pour faire face aux catastrophes naturelles)». Générations Futures rappelle que, en tant que ministre de l'Agriculture (2007-2009), il «a su résister aux pressions, notamment celles de la FNSEA, durant les négociations du Grenelle sur les pesticides», ouvrant la voie aux ONG dans les discussions. Néanmoins, plusieurs d'entre elles expriment leurs doutes quant à sa volonté à agir. «Michel Barnier ne s'est pas illustré ces dernières années en ardent défenseur de l'écologie et il est à craindre qu'il ne fasse pas de la transition écologique une priorité», estime Morgane Créach, directrice du Réseau action climat.