Dans un communiqué du 23 février, le Snia (représentant la nutrition animale) a présenté les demandes de l’industrie dans le cadre des Conférences de la souveraineté alimentaire. Il a indiqué que le secteur devra investir plus de 150 M€ d'ici à 2030, afin d’améliorer la sécurité alimentaire nationale. Ces investissements permettront un accroissement de 1,2 % par an de la production d'aliments pour animaux, avec un objectif de 20,8 Mt en 2030, contre environ 19,6 Mt en 2025 (estimation encore provisoire). Problème : la faiblesse de la rentabilité actuelle de l'activité ne permet pas de tels efforts, nécessitant un soutien étatique, selon les professionnels. Ainsi, le Snia rappelle ses principales demandes, « basées sur le plan sectoriel de la nutrition animale, rédigé par l’ensemble du secteur en 2024 à la demande du ministère de l’Agriculture ». Parmi elles, citons des demandes de dérogations pour les livraisons d’aliments pour animaux lors des jours de restriction de circulation des camions, l’autorisation pour « les camions porteurs à circuler avec un poids total en charge de 35 tonnes », l’autorisation des 44 tonnes transfrontalier, « au moins pour les dessertes locales », ou encore l’instauration « d’un suramortissement pour les investissements reconnus en faveur de la souveraineté alimentaire ».
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