Dans une une question écrite à la ministre de l’Agriculture, la députée Cyrielle Chatelain (Ecologiste et Social d’Isère) s’est inquiétée de la remontée de la proportion d’œufs pondus en cage dans la production française, passée «de 23% à 27% entre fin 2022 et fin 2023. Des chiffres trompeurs en raison de l'influenza aviaire, qui masquent une baisse en valeur absolue, selon CNPO (l’interprofession de l’œuf) a répondu à la députée. « Nous lui avons envoyé les effectifs des poules en cage sur les trois dernières années, qui montrent bien qu’ils ont diminué de 2021 à 2022 puis de 2022 à 2023 », rapporte Alice Richard, directrice du CNPO. La base de données avicole montre en effet une diminution de 13% puis de 16,3% des effectifs, soit 11,71 millions poules en cages aménagées déclarées «en place» en 2023. Et Alice Richard de rappeler que «2022 et 2023 ont été des années particulières du fait de l’influenza aviaire qui a fait perdre beaucoup de pondeuses». Interrogée sur l’évolution à venir de l’effectif de poules en cage, elle estime que la demande accrue d’œufs standard en grandes surfaces due à la baisse du pouvoir d’achat a ralenti la conversion aux élevages alternatifs, mais que celle-ci se poursuivra du fait des engagements pris par les distributeurs.
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