Quelque 200 personnes ont manifesté vendredi 3 juin devant la gendarmerie de Saint-Girons, en Ariège, pour soutenir plusieurs chasseurs placés en garde à vue dans l’enquête sur la mort d’une ourse, abattue en novembre par un chasseur qu’elle avait attaqué. Au préalable, six interrogatoires sous le régime de la garde à vue avaient été menés mercredi et jeudi dans cette gendarmerie, selon le président de la Fédération des chasseurs de l’Ariège, Jean-Luc Fernandez. L’affaire remonte au 20 novembre 2021. Lors d’une battue pour débusquer des sangliers, sur les hauteurs du village de Seix, un chasseur de 70 ans a tué une ourse qui venait de l’attaquer et de le blesser à une jambe. L’enquête des gendarmes devra déterminer le déroulement des faits et si la chasse s’est déroulée dans une zone autorisée. Le président de la chambre d’agriculture de l’Ariège, Philippe Lacube, dénonce auprès de nos confrères de l’AFP une situation «insupportable»: «On s’attaque directement aux hommes et femmes de ces montagnes», a-t-il dit, estimant que dans les affaires liées aux ours, les chasseurs et éleveurs sont systématiquement traités avec une «présomption de culpabilité». Également présente au rassemblement, la présidente du département de l’Ariège, Christine Téqui, a dénoncé la «responsabilité de l’État». «La situation va se reproduire. Cette fois-ci il y a eu un blessé, demain il y aura un mort», a-t-elle alerté.
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