Un projet d’arrêté en consultation depuis le 27 avril vise à pérenniser les mesures d’effarouchement d’ours expérimentées depuis 2019. Pour le ministère de la Transition écologique, les bilans réalisés sur trois saisons témoignent «de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine», ainsi que d’une «certaine efficacité concernant l’évitement de la prédation». Les estives ayant subi une attaque durant les douze derniers mois ou quatre attaques en deux ans pourront demander au préfet de département des effarouchements «simples», avec des moyens sonores ou lumineux. Après deux attaques en deux mois ou dix attaques par an en moyenne sur trois ans, les estives pourront également demander un effarouchement renforcé par des tirs non létaux. «Dans le cœur du parc national des Pyrénées, aucune mesure d’effarouchement renforcé ne peut être autorisée», précise le texte. Dans un communiqué du 10 mai, France nature environnement appelle ses soutiens à s’opposer à ce texte, «totalement disproportionné au regard de la faible prédation de l’ours et des moyens de protection des troupeaux encore peu généralisés». Alors que le texte a reçu un avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), la consultation s'achèvera le 19 mai.
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