Réunis les 11 et 12 octobre à Luxembourg, les ministres de l’Agriculture de l’UE ont demandé à la Commission européenne que l'évaluation des Plans stratégiques de la Pac soit la plus transparente possible, notamment en ce qui concerne les critères et les retours d'information. Le ministre français Julien Denormandie a notamment exprimé ses craintes sur «les demandes additionnelles de la part de la Commission européenne qui (…), en fait, reviennent à introduire de nouvelles contraintes parfois à contrecourant de l’équilibre politique dont les trois institutions européennes ont convenu». Mais le Commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a rappelé que les objectifs de la stratégie De la ferme à la table, même s’ils ne sont pas contraignants, «doivent se retrouver dans les plans stratégiques» les Etats devant «démontrer comment ils comptent y contribuer». Le commissaire attend donc avec impatience que le Parlement européen adopte sa position sur cette stratégie (un vote prévu en plénière le 19 octobre) pour que celle-ci «devienne une stratégie de l’UE et non plus seulement une stratégie de la Commission européenne». A la veille de ce vote les organisations professionnelles de l'UE (Copa-Cogeca, Croplife, Coceral...) multiplient les mises en garde et ont de nouveau appelé le 12 octobre à mener une analyse d'impact complète avant de prendre quelque décision que ce soit.
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