Dans une note d’appui scientifique et technique mise en ligne le 9 septembre, l’Anses estime qu’il faudrait pratiquement tripler le délai de prise en charge (DPC) de la maladie de Parkinson et de certaines hémopathies malignes provoquées par les pesticides, chez les agriculteurs. Pour rappel, le DPC est le délai maximal entre la fin de l’exposition au risque et le diagnostic de la maladie. La maladie de Parkinson fait l’objet du tableau de maladie professionnelle n°58, qui prévoit actuellement un DPC de 7 ans. Or, au terme de son analyse sollicitée pour éclairer la commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture (Cosmap), l’Anses conclut qu’il faut un DPC « pouvant aller jusqu’à 20 ans ». Les hémopathies malignes font quant à elle l’objet du tableau de maladie professionnelle n°59, avec un DPC actuellement de 10 ans. Malgré le manque de connaissances sur la durée exacte de l’exposition nécessaire pour provoquer une « hémopathie lymphoproliférative B », l’Anses estime que le DPC « se doit d’être aussi large que celui du délai de latence », soit « 30 ans ». Elle conclut qu’il faut distinguer les hémopathies lymphoprolifératives B (dont lymphome non-hodgkinien) du myélome multiple, et qu’il faut réviser les DPC « avec un allongement des durées ».
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