« Le gouvernement rate le coche de la protection des agriculteurs et de consommateurs », réagit la Fondation pour la nature et pour l’homme (FNH) dans un communiqué le 7 janvier, dans la foulée de la publication au JO de l’arrêté introduisant des clauses de sauvegarde pour cinq pesticides. L’ONG estime que l’interdiction d’importations de fruits, légumes et céréales contenant des résidus de carbendazime, bénomyl, glufosinate, thiophanate-méthyl et mancozèbe est « une mesure incomplète » car « il existe au moins 72 pesticides interdits dans l’UE » dont la présence de résidus est pourtant tolérée. « Le principe des mesures miroirs doit devenir la règle pour toutes les substances interdites, tous les pays tiers et toutes les denrées agricoles », affirme le directeur du plaidoyer Thomas Uthayakumar, cité dans le communiqué. FNH ajoute que l’arrêté n’est pas efficace pour protéger les agriculteurs de la « concurrence déloyale venant du Mercosur » car les importations provenant de ce marché sudaméricain « se concentrent sur d’autres produits : soja, viande bovine, volaille, sucre ou maïs ». Dans un communiqué paru le 7 janvier, le gouvernement assure qu'«au-delà de cette mesure de sauvegarde, des échanges sont en cours avec la Commission sur le traitement à réserver à d’autres substances phytopharmaceutiques interdites d’utilisation dans l’Union européenne.»
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