Dans son rapport du 3 juin sur les alternatives aux pesticides de synthèse, le CGAAER propose aussi de «déployer en priorité» les alternatives non chimiques et mixtes dans les zones «les plus sensibles» (zones de présence de riverains, à proximité de cours d’eau, captages, Natura 2000). Ce déploiement localisé doit être assorti d’aides à la formation et à l’information; d’un appui financier face au «surcoût», aux risques phytosanitaires accrus liés à «la moindre efficacité des alternatives», à la charge de travail supplémentaires et aux besoins en agroéquipements, estime l’instance. Les hauts-fonctionnaires estiment également qu’il faut «créer de la clarté et de la confiance» sur l’«efficacité» et l’ «innocuité» des méthodes non chimiques, souvent combinatoires, de protection des cultures. Pour cela, ils recommandent d de mettre en place «un dispositif normalisé d’évaluation» avec des «réseaux d’essais des méthodes non chimiques et mixtes» reposant sur des «protocoles officiels» et «des mesures favorisant les dispositifs en grandes parcelles».
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