Une assurance « verte », couvrant les pertes liées à une réduction des pesticides, séduirait plus d’un viticulteur sur deux, selon une équipe de chercheurs de l’Inrae, de l’IFV, et des universités d’Angers, Bordeaux et Bonn. Leur étude, publiée dans la Revue européenne d’économie agricole, montre que 48 % à 60 % d’entre eux seraient prêts à souscrire ce type de contrat lié à un OAD (outil d’aide à la décision). La garantie compense les pertes de rendement liées à l’échec de la maîtrise des maladies par l’OAD, qui cible la réduction des pesticides. Cette assurance « verte » repose sur un bonus, subventionné par l’État, qui serait versé aux producteurs respectant les consignes de traitement. « Nous constatons que parmi les 412 viticulteurs français interrogés, 54 % sont prêts à souscrire une assurance individuelle basée sur les pertes pour un prix annuel de 5 % du capital assuré et une couverture de leurs pertes à 80 % (y compris le bonus de 30 % obtenu en se conformant aux recommandations) », affirment les chercheurs. Les viticulteurs bio sont plus attirés par la formule et moins sensibles au prix, selon eux. Autre enseignement de l’étude, les producteurs assurés réduiraient les fongicides de 45 % grâce aux recommandations de l’OAD.
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