En Espagne, des résidus de «106 pesticides» ont été retrouvés dans les 1743 échantillons d’aliments, produits et importés, analysés en 2022 par l’Agence espagnole pour la sécurité alimentaire et la nutrition (Aesan), indique PanEurope dans un article sur son blog le 8 octobre. Cela signifie que «36 % des échantillons contenaient des résidus d'un ou de plusieurs pesticides», un pourcentage qui «passe à 43% pour les légumes et les fruits». Ces chiffres émanent du rapport "Directement dans tes hormones" de la confédération de groupes écologistes Ecologistas en acción, membre de PanEurope. Parmi les 106 phytosanitaires identifiés figurent «59 pesticides perturbateurs endocriniens dont le DDT». Figurent également «32 pesticides non-autorisés dans l’Union européenne» ainsi que «17 pesticides candidats à la substitution» dû à leurs risques pour la santé. Si la confédération écologiste reconnaît que les quantités de résidus ne dépassent pas les limites légales dans «99% des cas», elle demande une révision des seuils qui «ne tiennent pas compte du fait que les pesticides perturbateurs d'hormones agissent à de très faibles doses», ni de «l'effet combiné d'une multitude de substances». L’étude a en effet identifié un effet cocktail «dans 22% des cas» avec, comme exemple «extrême» un échantillon de poire contenant les résidus de «9 pesticides différents».
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