Le gouvernement tunisien a présenté le 3 janvier un plan de développement pour 2023-2025 qui mise fortement sur les investissements du secteur privé, et sur une nette reprise de la production des phosphates, secteur jadis florissant. Très endetté, le pays, dont les caisses sont vides, attend le feu vert définitif du Fonds monétaire international à un nouveau prêt d'environ 2 milliards de dollars, qui devrait débloquer d'autres aides étrangères. Il fait le pari d'une augmentation des investissements du secteur privé, «une locomotive de la croissance» en Tunisie, en espérant qu'ils monteront à près de 60% de l'investissement global d'ici trois ans, ce qui nécessite, selon M. Saïed, une «amélioration du climat des affaires». Le plan de développement prévoit également un accroissement de la production de phosphates, l'une des rares ressources naturelles du pays. Elle devrait passer de 3,7 millions de tonnes (Mt) annuelles actuellement à 5,6 Mt en 2023, avant un doublement à 12 Mt en 2025. La production de phosphates s'est effondrée ces dix dernières années en raison de troubles sociaux et de la corruption.
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