Sujet de crispation, le photovoltaïque fait l’objet de multiples initiatives autour du partage de la valeur, selon un dossier paru le 8 novembre dans Agra Presse. Des chartes départementales voient le jour sous l’impulsion notamment des chambres d’agriculture. «Aujourd’hui, on se fait un peu engueuler par tout le monde», a témoigné le 29 octobre le président du réseau consulaire Sébastien Windsor, lors d’un colloque de l’association France Agrivoltaïsme. Agriculteurs, syndicats, énergéticiens, collectivités reprochent aux chambres l’élaboration de doctrines qui «ne vont pas assez loin», ou au contraire «ouvrent les vannes». Ces chartes fixent des limites aux installations photovoltaïques, avec notamment des plafonds par agriculteur. Très en vogue, les fonds de partage territorial, appelés Gufa, sont obligatoires dans sept doctrines (Creuse, Haute-Garonne, Lot, Moselle, Nièvre, Saône-et-Loire, Yonne), encouragées dans dix-sept autres départements. Leur principe : ponctionner les énergéticiens au profit d’agriculteurs dépourvus de panneaux. D’autres dispositifs existent, comme l’investissement collectif dans des terres où seront installés des panneaux, via la Foncière rurale de Corrèze. Ou encore l’achat de parts de société qui monte des projets photovoltaïques, à l’instar d’Agriléa (Ain).
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