En phytosanitaires, la campagne n’a pas été de tout repos pour les unions et réseaux d’approvisionnement. «En grandes cultures, même si nos clients ont gardé une logique d’engagement en morte saison, les difficultés et le retard dans les semis et le désherbage à l’automne, le recul des surfaces (de près de 10 % à l’échelle nationale) et l’incertitude sur l’état sanitaire des cultures en place ont compliqué les stratégies d’application, résume Gaël Vincent, chef marché santé des plantes pour Actura , interrogé par Agra Business. À l’inverse, en vigne, les commandes ont été passées au dernier moment du fait de trésoreries tendues chez les viticulteurs. Pour ces deux marchés, tout s’est débloqué en mars-avril. En vigne, les attaques précoces de mildiou ont contraint les viticulteurs à traiter avec près de trois semaines d’avance: le réappro a, lui aussi, été plus précoce que les autres années.» Au final, pour Actura, le marché fongicides vigne enregistre une progression à deux chiffres, tout comme celui des fongicides pommes de terre, stimulé lui aussi par de fortes pressions mildiou. «À l’inverse, une baisse est attendue en fongicides céréales, du fait du recul des surfaces mais également du prix de certaines molécules du marché: et ce, même si les utilisations ont été importantes en fin de cycle, pour contrôler la forte pression maladies.» AG (Actura : CA appro de 447 M€, 140 adhérents)
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