Le 3 mai, le président du Sénat Gérard Larcher (LR) «a mis en demeure» le représentant d’intérêts Phyteis (représentant 19 fabricants de pesticides) de respecter les obligations déontologiques auquel il est assujetti, rapporte un communiqué. Selon le Sénat, il a «manqué à son devoir de probité» dans ses contacts avec les sénateurs. Cette mise en demeure intervient à la suite d’un signalement du sénateur écologiste Joël Labbé et de quatre associations (Transparency International France, Les Amis de la Terre France, Foodwatch France et l’Institut Veblen). «Lors de l’examen du projet de loi Pacte, Phyteis a contacté plusieurs sénateurs entre novembre 2018 et février 2019 pour pouvoir continuer de produire, de stocker et de faire circuler en France des pesticides interdits dans l’Union européenne», rappelle la chambre haute. Selon le lobby des phytos, l’interdiction de ces produits menaçait 2700 emplois «directs» et plus de 1000 emplois «indirects». Or, les auteurs du signalement suspectaient un «chantage à l’emploi», avec «une estimation très exagérée du nombre d'emplois menacés». À l'issue des investigations de son Comité de déontologie, le Sénat estime que «le lobbyiste n’a pas été en mesure d’expliquer (…) son évaluation du nombre d’emplois menacés». À noter que la procédure du Sénat n'entraîne pas de sanction pénale, mais est rendue publique.
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