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Phytos: la Gendarmerie alerte sur le risque d'un essor des importations illégales

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«L’importation illicite de produits phytosanitaires pourrait augmenter dans les années à venir», préviennent les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) dans leur premier rapport annuel récemment rendu public. Car face au durcissement de la réglementation, au changement climatique, et à la perte d’efficacité de certains produits, la délinquance en matière de pesticides pourrait augmenter. L’office rappelle que cette délinquance repose aujourd’hui sur plusieurs types d’infractions, dont la contrefaçon de produits, l’usage de produits interdits (sans AMM ou AMM retirée), ou encore l’achat et la vente de produits interdits. «Plusieurs dossiers judiciaires font apparaître l’Espagne comme source d’approvisionnement privilégiée pour des exploitants français malhonnêtes», analysent les gendarmes. Car de l’autre côté des Pyrénées, rappellent-ils, certains produits restent autorisés, et d’autres sont moins chers, en l’absence de redevance pour pollution diffuse. Les réseaux de trafic seraient même «structurés au niveau supranational», avec production de substances illicites en Asie, formulation dans les pays d’Europe de l’Est, et distribution par des intermédiaires «dans trois ou quatre pays». Les peines en cas de commerce en bande organisée peuvent aller jusqu’à sept ans de prison et 750 000 d’amende.