A l'occasion des voeux à la presse des chambres d'agriculture (APCA), leur président Sébastien Windsor a alerté sur un risque d'«embouteillage» face à la faiblesse de la demande et de l'offre en conseil stratégique sur les phytos, dont chaque agriculteur devra avoir bénéficier d'ici fin 2023. Dans le cadre de la séparation de la vente et du conseil des phytos, les pouvoirs publics ont instauré une obligation de recourir d'ici fin 2023 à un conseil stratégique sur les phytos tous les 2 à 3 ans, prodigué par une société ne commercialisant par ces produits. «Nous avions promis que les chambres d'agriculture en réaliseraient 50%, j'ai peur que l'on en fasse 100%», a alerté Sébastien Windsor, face à la faible mobilisation des autres acteurs du conseil, et au peu de coopératives et négoce ayant renoncé à la vente. Pour éviter l'«embouteillage», l'APCA négocie des partenariats avec des coopératives pour que celles-ci fassent la promotion du conseil stratégique des chambres, en échange de recevoir les documents produits lors de ce conseil chez leurs adhérents. L'APCA propose également aux pouvoirs publics que la validité des conseils reçus en 2022 soient allongée. Dans les chambres, 90 équivalents temps plein sont prévus en 2022 pour dispenser ce conseil, déjà disponible dans «95%» du réseau.
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