A l'occasion d'une point organisé avec la presse, le 12 juillet, pour faire un bilan du Comité des solutions et alternatives aux produits phytosanitaires interdits, lancé au printemps, le ministère de l'Agriculture a indiqué qu’une centaine de dossiers ont été déposés, dans ce cadre, par des industriels, et sont en cours d’instruction auprès de l'Anses (agence sanitaire). Le ministère affirme avoir analysé «262 usages sur 55 cultures», et dénombré «778 solutions supplémentaires d’intérêt fort ou moyen» disponibles dans d’autres Etats-Membres de l’Union Européenne. Le comité des solutions en a retenu 400 qui représenteraient un intérêt à être utilisés en France. Pour 101 d’entre elles, les industriels ont d'ores et déjà déposé un dossier à l’Anses pour obtenir une autorisation de mise en marché (AMM) ou une extension. «La grande majorité de ces nouveaux produits seront sur le marché à court et moyen terme, c’est-à-dire un et deux ans», prévoit-on au ministère. Un prochain comité de solutions se déroulera à la rentrée. La ministre déléguée de l'Agriculture, Agnès Pannier-Runacher avait lancé, le 15 mars, un «cycle de réunions de travail» pour «trouver ou diffuser» des solutions et alternatives aux molécules d’ores et déjà interdites. Etaient conviés les représentants de la profession agricole et les acteurs institutionnels (DGAL, Anses, Inrae, Acta…). La démarche visait à «s’assurer de la concurrence loyale au sein de l’Union européenne».
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