Lors de l’examen du projet de loi sur la protection du pouvoir d’achat le 21 juillet, l’Assemblée nationale a adopté un amendement qui légalise l’utilisation d’huile alimentaire usagée comme carburant. Il s’agit des «huiles produites à partir de ou issues des résidus de matières grasses d’origine végétale ou animale utilisées pour l’alimentation humaine, en industrie agroalimentaire, en restauration collective ou commerciale»; elles peuvent être utilisées «pures ou en mélange», précise l’amendement (n°737) du député Julien Bayou (écologiste, Nupes). Ce dernier a dit vouloir «encadrer» cette pratique, qui est «illégale en France» bien qu’appliquée «de manière clandestine», car elle «peut avoir un effet bien réel et très immédiat sur le pouvoir d’achat, le climat, la lutte contre la pollution et enfin sur notre indépendance énergétique». La rapporteure de la commission des Affaires sociales a donné un avis favorable assorti de deux sous-amendements identiques (n°1158 et n°1159) pour «sécuriser davantage» la disposition sur le plan sanitaire et en matière de pollution atmosphérique. Le gouvernement a émis un avis de sagesse.
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