Au lendemain du discours de politique générale de Michel Barnier, les services du Premier ministre ont indiqué, le 2 octobre, que les montants des coupes budgétaires dans les dépenses de l'État s'élèveraient à 20 milliards d'euros (Md€) dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2025 (soit 5 Md€ de plus que prévu par le gouvernement Attal dans ses lettres plafonds) et que «toutes les administrations seront mises à contribution, à leur juste part dans la dépense publique». Un premier projet de texte devrait être présenté le 10 octobre en Conseil des ministres, qui ne contiendra pas l'entièreté des propositions de baisses de dépenses et des hausses de recettes du gouvernement, dont certaines seront soumises par amendement. À l'issue d'un entretien avec le Premier ministre le 2 octobre, le président de la FNSEA lui aurait dit que «les engagements en agriculture étaient faits pour être tenus et qu'il n'y a pas de marge de manœuvre sur ce sujet», a-t-il expliqué dans une vidéo destinée à ses adhérents. Et de préciser: «En revanche, nous sommes prêts à travailler sur les sujets de plus long terme et consentir à des efforts comme il en sera demandé au reste des secteurs.» Cet été, le Premier ministre démissionnaire Gabriel Attal avait déjà prévu, dans sa lettre plafond envoyée le 20 août, une baisse des crédits de la Planification écologique dans le budget 2025 du ministère de l’Agriculture (-246 M€ en crédits de paiement).
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