Dans une lettre adressée au président de la République Emmanuel Macron le 18 janvier, le président du GIPT (filière de la fécule), Arnaud Delacour, a demandé que soit annoncé un système d’aides exceptionnelles aux planteurs évalué à 500 €/ha de pommes de terre féculières, soit une enveloppe globale de 8 à 9 M € par an pour les années 2023 et 2024. La demande n'est pas nouvelle, mais elle n'a pas reçu jusqu'ici de réponse favorable du ministère de l'Agriculture. «Fortement perturbée» depuis deux ans, la filière féculière est «moins attractive» pour les agriculteurs, et ce «malgré les hausses des prix de contrats annoncées par Roquette frères et Tereos pour cette campagne et celle à venir», estime Arnaud Delacour (voir notre fil du 29 décembre 2022). En 2021, 23 055 ha de terres étaient consacrés à cette culture et 20270 ha en 2022. «Nous anticipons 17 000 hectares en 2023 et les dénonciations actuelles de contrats pourraient annoncer moins de 15 500 hectares plantés en avril 2024», prévient-il. Une «baisse drastique», qui ne permettra pas d’alimenter les «deux dernières féculeries françaises», selon le GIPT, qui pointe un risque de fermeture réel. Parallèlement, «la balance commerciale actuelle de la filière féculière est fortement positive: +70% de la production de fécule française est exportée», rappelle le président du GIPT.
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