Alors que la production de céréales a été compliquée cette année, et que la pomme de terre est vue «comme une alternative économique viable», portée par de bons rendements cette année, et par la perspective d'une demande industrielle soutenue, les producteurs de l'UNPT s'inquiètent, dans un communiqué paru le 15 octobre, de voir les surfaces augmenter trop fortement l'an prochain, et de faire face à une «offre excédentaire» qui grèverait les prix. Ils lancent «un appel à la prudence et à la réflexion stratégique pour les producteurs de pommes de terre français». Ils rappellent d'abord que les perspectives de croissance des outils industriels s'inscrivent sur un horizon 2030 et que «ces infrastructures ne sont pas encore toutes opérationnelles ou même construites». Ils soulignent ensuite les contraintes de production fortes de cette culture (trésorerie, stockage, maîtrise technique...). Ils en appellent enfin à une meilleure structuration de la filière, s'adressant en particulier aux producteurs livrant les usines de frites belges récemment implantées en France et qui n’ont pas encore de groupements associés: «En vous organisant en groupements, vous protégerez à la fois vos revenus et la stabilité globale de la filière», appelle l'UNPT.
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