L’Association nationale pommes poires (ANPP) estime que le gouvernement « passe à côté des vrais enjeux de la filière pommes », après l’annonce par l’exécutif, le 4 janvier, de suspendre notamment les importations de fruits et légumes contenant des résidus de substances interdites en Europe. Dans un communiqué du 5 janvier, l’ANPP considère que la réponse gouvernementale « manque sa cible », les principales distorsions de concurrence étant selon elle d’origine intra-européennes. L’association rappelle que, selon les douanes françaises, sur les 135 000 t de pommes importées en France entre août 2024 et juillet 2025, moins de 18 000 t provenaient d’Amérique du Sud, contre 105 000 t en provenance de pays de l’Union européenne. L’ANPP dit attendre « la levée des verrous réglementaires pénalisants, seuls à même d’apporter une solution immédiate à la colère latente plus que jamais présente dans les vergers ». Elle demande notamment un accès aux mêmes solutions de protection des cultures que les autres producteurs européens, la suppression des surtranspositions françaises, l’autorisation du recours à l’ozone en agriculture, ainsi que l’utilisation de nouvelles techniques d’application des produits phytosanitaires, comme les micro-injections dans l’arbre. L’ANPP appelle enfin à sécuriser les Programmes opérationnels, qu’elle considère être le « seul levier durable et efficace » pour accompagner l’investissement en verger.
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