«Il n’y a pas d’autre choix que l’aval et les GMS paient les hausses de prix», a lancé François Valy, président de la FNP (producteurs de porcs, FNSEA), lors de l’assemblée générale du syndicat, le 10 juin à Bourg-en-Bresse (Ain). Les éleveurs subissent une flambée historique de l’alimentation animale, exacerbée par la guerre en Ukraine, qui rend ces revalorisations «légitimes et nécessaires» aux yeux de M. Valy. Rappelant que le rayon charcuterie est l’un des plus rentables des grandes surfaces, l’éleveur morbihannais estime qu’elles sont en capacité d’«accorder les hausses nécessaires sans même modifier le prix au consommateur». Un message appuyé par la présidente de la FNSEA Christiane Lambert: «Pour l’instant, c’est la distribution qui nous fait souffrir.» Comme l’a rappelé Inaporc le 9 juin, le prix moyen payé aux producteurs stagne autour de 1,85 €/kg. Or, selon M. Valy, «il devrait être supérieur à 2 €/kg pour rémunérer le capital et le travail». Actuellement, «les éleveurs perdent jusqu’à 40 euros par porc», note Carole Joliff, secrétaire générale de la FNP. «On nous annonce encore 80 à 100 €/t de plus à venir sur l’aliment complet», a-t-elle ajouté, car la hausse des prix des céréales et oléoprotéagineux n’a pas encore été intégralement répercutée sur l’aliment.
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