Dans un communiqué diffusé ce 17 janvier, la Confédération paysanne craint que l’audit de biosécurité contre la peste porcine africaine (PPA), qui démarre dans les petits élevages, ne serve surtout «à vérifier que tous les élevages plein air sont en non-conformité». Le syndicat s’émeut de l’injonction faite aux éleveurs commercialisant moins de 1000 porcs à l’année de faire réaliser (sur une base volontaire) un audit biosécurité PigConnect sur leur ferme. Elle réaffirme que les doubles clôtures, sas sanitaires multiples et autres désinfections chimiques sont irréalisables concrètement dans les élevages plein air, ce que les services de l’État ne manqueront pas de constater. Elle s’insurge donc contre l’aide de l’État encourageant aux audits dans les petits élevages porcins, que le communiqué qualifie de «cadeau de 2 millions d’euros aux filières industrielles». Persistant à dénoncer le coût de l’audit pour les petits élevages, la Confédération paysanne dénonce l’intention de l’interprofession «de rendre la réalisation de cet audit obligatoire tous les ans et d'imposer des amendes». Le communiqué rappelle son souhait d’une réglementation fondée sur «l’évaluation des risques et de leur maîtrise par l'élevage».
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