Elisa Husson, qui suit les marchés internationaux à l’Ifip (institut du porc), s’attend à ce que la France continue d’exporter en Chine des « abats » au sens large, soit « le cinquième quartier » des industriels du porc, en dépit des taxes antidumping provisoires que Pékin doit imposer à compter du 10 septembre. « La Chine est très demandeuse, même si ses achats actuels ne sont pas très toniques », considère-t-elle. En effet, selon ses chiffres, l’UE a exporté en Chine au 1er semestre 2025 un peu plus de 330 000 t « d’abats » en Chine, ce qui représente les deux-tiers des approvisionnements de ce pays. La France, qui en a exporté pour 38 600 tonnes, ce qui représentant quasiment 75 millions d’euros de recettes, compte bien plus sur ce débouché, que sur ceux du Vietnam ou des Philippines. Mais les Français devront consentir d’importants efforts tarifaires pour concurrencer les concurrents mondiaux et européens. Taxés dans l’ensemble à 20%, ils seront en mauvaise posture face aux Espagnols, dont Litera Meat taxé au taux le plus bas de 15,6%, mais se placeront mieux que le Danois Danish Crown, sa filiale Dat-Schaub (boyaux) ou le Néerlandais Vion, taxés à plus de 30%. L’enquête anti-dumping se poursuit jusqu’à fin 2025 et Culture Viande, dans son communiqué du 5 septembre, « appelle les autorités françaises et européennes à se mobiliser afin de défendre les intérêts des entreprises du secteur ».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…