La détection du «virus infectieux» de la peste porcine africaine (PPA) est «plutôt limitée» dans la grande majorité des aliments du bétail et des litières, concluent des chercheurs allemands et suédois dans une récente étude soutenue par l’Efsa (autorité européenne). Les scientifiques ont recherché le virus (sous forme infectieuse) après avoir inoculé 14 matrices (herbe, foin, différentes céréales, ensilages d’herbe et de maïs, etc.), qu’ils ont ensuite stockées à différentes températures. Il n’y a que sur les betteraves fourragères et sur les pommes de terre que le virus est apparu «stable pendant plusieurs jours, voire semaines» à basse température. Un résultat «surprenant», pour lequel l’étude n’avance aucune explication. En revanche, les chercheurs n’ont jamais retrouvé de virus dans l’herbe et dans les ensilages. L’étude portait aussi sur des insectes piqueurs, parfois suspectés d’être responsables de la saisonnalité des cas. Le virus a survécu «plus longtemps que prévu» dans le corps des «mouches d’étable» du genre Stomoxys (168 heures) et des moustiques (120 h). Par la suite, les chercheurs ont nourri six cochons avec ces insectes; «aucun d’eux n’a montré de génome viral dans le sang et les organes», ni produit d’anticorps (séroconversion).
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