Le gouvernement britannique a présenté le 22 décembre au Parlement sa nouvelle «stratégie pour le bien-être animal», projet de réforme qui concerne autant les animaux domestiques et que les animaux de rente, avec des effets importants sur les conditions d'élevage et d'abattage en porcs et volailles. Le 10 Downing Street prévoit notamment d’abolir les cages de ponte et les cases de mise-bas pour truies. Les conséquences seraient significatives : les cages aménagées fournissent plus de 20% des œufs coquilles du pays. En porc, environ 92% des truies en bâtiment (la moitié du cheptel) mettent bas et allaitent dans des cases. Le système flexible de naissage se développe, qui représente environ 5 000 places et 1000 autres programmées, souligne toutefois la NPA (éleveurs) dans un communiqué du 22 décembre. Le gouvernement se dit aussi prêt à accompagner la filière œuf vers l’arrêt du sacrifice des poussins mâles de la filière œuf, notamment par l’ovosexage, et de l’épointage des becs. En abattoir, le ministère envisage le remplacement du CO2 par l’argon comme gaz d’étourdissement des porcs avant l’abattage, ou l'emploi du choc électrique. Pour prendre cette décision contestée par la NPA, le gouvernement s’est appuyé sur le groupe d’expertise en bien-être animal AWC, entité indépendante créée par le gouvernement.
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