Dans une lettre ouverte adressée aux candidats à l’élection présidentielle le 25 janvier, le mouvement des exploitants familiaux (Modef) appelle à «stopper l’hémorragie» dont l’agriculture est victime. «Globalement, l’agriculture familiale va très mal», assène le syndicat minoritaire en citant les chiffres «catastrophiques» du recensement agricole (-100 000 exploitations en 10 ans), le recul accru du nombre d’installations en 2020 (-6,7% selon la MSA), la «faiblesse» des revenus, l'exposition aux aléas climatiques et sanitaires et la problématique du suicide. Face à «l’inefficacité» de la loi Egalim 1 et convaincu que «Egalim 2 n’aura pas plus d’effets positifs pour les exploitants», le Modef demande aux candidats d’instaurer «des prix garantis par l’Etat, d’encadrer les marges et les pratiques de la grande distribution et [de] maîtriser les productions agricoles sur le marché intérieur». Le Modef requiert aussi le «retrait» du projet de loi visant à généraliser l’assurance multirisques climatiques (assurance récolte) pour créer à la place «une caisse mutualiste aléas climatiques et sanitaires».
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