À son plus haut niveau historique depuis début mars, le Marché du porc breton (MPB) a clôturé sa séance du jeudi 20 avril en recul de 5 ct€/kg, à 2,302 €/kg, soit la plus forte baisse permise par son règlement. Intervenant après plusieurs de semaines de résistance, cette logique est logique au vu du calendrier: le lundi férié de Pâques «débute une série de cinq semaines d’activité réduite avec les quatre fériés du mois de mai qui se profilent», rappellent les analystes du marché de Plérin. D’où le «peu d’empressement des abattoirs à couvrir leurs besoins», avec «5045 porcs laissés sans enchère». Le MPB note par ailleurs que «sur les autres places européennes, les cours devraient être majoritairement stables comme cela a été le cas en Allemagne mercredi dernier» (le 19 avril, NDLR). Au-delà du prix du porc, la marge brute sur coût alimentaire des élevages se situe aussi à son plus haut niveau depuis 2020, à 2465 €/t en mars (indicateur Ifip). Et ce malgré le prix élevé de l’aliment (390 €/t pour l’aliment charcutier Ifip). «Les marges des éleveurs sont en équilibre instable, note Lisa Le Clerc, ingénieure à l’Institut du porc, dans une vidéo sur YouTube. Une forte volatilité à la baisse des cours du porc plongerait les résultats des éleveurs français fortement dans le négatif.»
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