En marge d'un déplacement au Salon de l'agriculture, Marine Le Pen a assuré le 28 février que les critiques de Jordan Bardella sur les prix planchers des produits agricoles, une mesure défendue de longue date au RN, correspondaient «très exactement» à ce qu'elle proposait, malgré les interrogations de plusieurs cadres du parti. La tête de liste pour les Européennes avait considéré le 26 février, lors d'un entretien sur France Bleu, que «si vous mettez en place des prix planchers au niveau français, c'est une trappe à pauvreté parce que, précisément, on ira se fournir sur le marché européen», et que «si vous mettez en place de manière totalement chimérique des prix planchers au niveau européen, on ira se fournir sur les marchés internationaux». Or, en 2022, la candidate à la présidentielle Marine Le Pen proposait dans son programme de «permettre l'intervention de l'État dans l'élaboration des indices utilisés pour fixer des prix minimums». Cet apparent changement de pied avait semé une confusion certaine chez les cadres du RN. Et Marine Le Pen de résumer sa position : un «prix garanti par l'État qui intervient comme arbitre au cas où les négociations n'arrivent pas à être conclue entre les producteurs et les industriels». Mais «si on met en place des prix plancher en laissant les accords de libre échange, en baissant la production agricole, en multipliant les normes environnementales qui renchérissent les prix, alors on crée un avantage pour les importations et un appauvrissement généralisé des agriculteurs.»
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