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«Prix planchers»: Conf' et CR satisfaites, FNSEA et Coopération agricole circonspectes

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Réagissant à l'annonce le 24 février par le Président de la république de mettre en place «prix plancher» pour les agriculteurs, a Confédération paysanne, a salué une mesure s'apparentant à sa revendication d'un prix minimum garanti.  «Il faut qu'on m'explique les yeux dans les yeux comment on peut être contre ça», a déclaré la porte-parole de l'organisation, Laurence Marandola le jour-même lors d'une conférence de presse. La Confédération paysanne veut que ce prix plancher permette de couvrir non seulement les coûts de production mais aussi la protection sociale des agriculteurs (santé, retraites). «On est pour le principe des prix planchers mais on attend de voir», dit de son côté à l'AFP Véronique Le Floc'h, à la tête de Coordination rurale. «Je ne pense pas que le souhait du président, vu la politique économique qu'il a menée depuis le début, soit de soviétiser l'économie», a remarqué de son côté le président du syndicat majoritaire FNSEA sur RTL et M6 samedi, expliquant avoir «demandé quelques éclairages». Le vocabulaire hérisse l'organisation: «Prix plancher, ça laisse entendre qu'il y a une sorte de conférence annuelle ou trimestrielle où on dirait La viande, elle vaut tant», souligne Arnaud Rousseau. «Je n'ai pas le mode d'emploi, je n'ai pas la baguette magique qui me permette de faire fonctionner des prix planchers», déclare à l'AFP M. Chargé, président de la Coopération agricole. «Pour garantir des prix planchers», il faut être en mesure de les répercuter dans le prix de vente, «ou qu'une puissance publique vous garantisse de couvrir la différence», dit-il.