Dans un avis publié le 26 février, l’Ademe livre les bonnes pratiques à mettre en œuvre par les producteurs et utilisateurs de produits biosourcés pour «bénéficier de leur potentiel» environnemental. L’agence rappelle dans un premier temps que «le caractère biosourcé ne confère pas une plus-value environnementale de manière systématique». Parmi les quatre points de vigilance à respecter figure la nécessité que les produits biosourcés remplacent bien ceux à base de matières premières minérales et fossiles, au lieu de s’y ajouter. Autre prescription: les fabricants doivent faire preuve d’une transparence totale sur l’origine des produits. Concrètement, l’Ademe conseille d’éviter l’emploi du préfixe «bio», utilisé parfois à mauvais escient, engendrant la confusion dans l’esprit des consommateurs. En effet, «bio» peut se référer à l’agriculture biologique, à l’usage de biotechnologies, ou encore à un caractère biodégradable. Par ailleurs, l’institution préconise le recours aux produits à longue durée de vie, afin de maximiser le stockage de carbone, et «l’optimisation des procédés de transformation», qui consiste à exploiter tous les co-produits et sous-produits.
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