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La ministre de la Transition écologique va présenter vendredi 28 mars la feuille de route du gouvernement pour améliorer la qualité de l'eau potable en France et compte réunir avant l'été les acteurs locaux pour de premières concertations, a-t-elle annoncé dans La Tribune Dimanche. Agnès Pannier-Runacher prévoit dans un premier temps de délimiter précisément et par arrêté les captages menacés et les parcelles sensibles puis de définir les actions susceptibles d'avoir le plus d'impact (assainissement, dépollution, réduction de l'utilisation de produits phytosanitaires...). «Aujourd'hui, sur 33.000 points de captage, seuls 1.500 ont été sécurisés. Je veux changer d'échelle et en sécuriser au moins 3.000 de plus», a ajouté la ministre. Selon elle, il reviendra aux acteurs locaux de trouver des solutions, «en mettant tout le monde autour de la table (opérateurs de stations d'assainissement, collectivités locales, agriculteurs, industriels)», a-t-elle dit: «Les premières concertations seront lancées avant l'été» Interrogée sur d'éventuelles contraintes qui viendraient à peser sur les agriculteurs, elle a souligné que «les actions seront volontaires au départ. Mais lorsque le risque de ne plus pouvoir utiliser l'eau commence à se matérialiser, les préfets seront obligés d'imposer des mesures obligatoires». Quant aux moyens financiers, Agnès Pannier-Runacher évoque un financement via les agences de l'eau dans le cadre du milliard d'euros consacré à l'adaptation au changement climatique, mais aussi des «outils encore insuffisamment utilisés» comme les paiements pour services environnementaux. La ministre veut aussi compter sur les crédits biodiversité et l'enveloppe des "aqua prêts" de la Caisse des dépôts qui va être étendue à la protection des captages.