Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil de l’UE ont conclu, le 20 février, un accord sur la révision des directives de l’UE sur la qualité de l’air ambiant incluant des valeurs limites annuelles à atteindre d’ici 2030 pour notamment les particules (PM2,5, PM10), le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde soufre (SO2) et l’ozone. Celles-ci ne s’alignent pas complètement avec les seuils proposés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme l’aurait souhaité le Parlement européen. Les niveaux convenus pour les PM2,5 et le NO2, seraient respectivement réduits de 25 µg/m³ à 10 µg/m³ et de 40 µg/m³ à 20 µg/m³. Le texte laisse la possibilité pour les États membres sous certaines conditions (par exemple lorsque les réductions de polluants exigent le remplacement d’une partie «considérable» des systèmes de chauffage domestique, ou en cas de relief montagneux défavorable) de reporter de 10 ans au maximum l’atteinte de ces objectifs. La Commission européenne est invitée à réexaminer ces normes d’ici 2030. Pour Norbert Lins, négociateur sur le texte pour le groupe PPE (droite) et par ailleurs président de la commission de l’Agriculture du Parlement européen, ce compromis est encore trop contraignant notamment pour l’agriculture ou les transports.
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