Alors que le gouvernement entend prolonger le SRP+10* au-delà du 15 avril grâce à une proposition de loi (PPL) dédiée, Michel-Édouard Leclerc a indiqué le 4 mars sur TF1 qu’il s’opposait toujours à cette disposition inclue dans les lois Egalim. « Je ne comprends pas en quoi nous obliger à vendre du jus d'orange Joker (marque du groupe allemand Eckes Granini Group, NDLR), du Coca-Cola, du Nescafé (groupe Nestlé, NDLR) ou du chocolat avec une marge de 10v% va ruisseler vers l'agriculture française, qui ne produit pas ces denrées », a déclaré Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc. Ce dernier a exprimé à plusieurs reprises son opposition au SRP+10, auquel il reproche d’alimenter les hausses de prix et de favoriser les distributeurs qui vendent plus cher que Leclerc, estimant qu'il s'agit d'une « loi de lobby qui protège les grandes entreprises multinationales ». Un consensus existe toutefois entre syndicats agricoles, industriels et grande distribution (sauf E. Leclerc) sur son maintien et le gouvernement prévoit de prolonger sa mise en place « pour trois ou quatre ans » dès avril, a dit récemment sur Public Sénat le ministre des Relations avec le Parlement Patrick Mignola.
* Relèvement du seuil de revente à perte de 10 points sur les produits alimentaires en GMS
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Œufs alternatifs : le Canada à la traîne derrière les États-Unis
L’organisation animaliste internationale Mercy for Animals constate que le Canada stagne à 21 % de sa production…
Loup : contre l’exécutif, le Sénat assouplit à nouveau les règles de gestion
À l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence agricole le 2 juillet, les sénateurs ont assoupli à nouveau le…
Porc : les Pays-Bas ont exporté 21 % de porcelets en moins au premier semestre
Les exportations néerlandaises de porcelets, concentrées sur l’Espagne et l’Allemagne, ont reculé de 21 % au premier…